Par Fanny Lederlin, ex-communicante en reconversion, doctorante en philosophie.
La crise sanitaire qui touche la quasi-totalité de la population humaine est l’occasion inattendue d’un questionnement collectif sur la place et sur les modalités actuelles du travail dans nos sociétés. En effet, parce qu’elle provoque un arrêt de travail planétaire dans certains secteurs de l’économie (les transports, le tourisme, la restauration, etc.), parce qu’elle révèle l’importance vitale de travailleurs jusqu’ici ignorés et parfois même méprisés – des personnels soignants aux agents d’entretien, en passant par les professeurs, les manutentionnaires, les hôtesses de caisse, les personnels d’Ephad, les agents communaux ou les livreurs -, mais aussi parce qu’elle impose brusquement à des millions de travailleurs l’expérimentation du télétravail[1] à haute dose, la crise du Covid-19 met au jour certaines caractéristiques du travail contemporain. Ainsi, l’absurdité de certains de nos modes de déplacement et de consommation, les inégalités entre les travailleurs (inégalités salariales, inégalités de conditions, inégalités face au droit, inégalité en matière de reconnaissance sociale), mais aussi l’aliénation du télétravail (combien ont ressenti, au cours des derniers jours, un sentiment de fatigue ou d’asphyxie devant l’invasion, par les appels et les viso-conférences, de l’intégralité de leur espace domestique ?), tous ces phénomènes nous sont apparus dans leur brutale clarté.
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Le Collectif argentin pour la Mémoire et le Collectif Malgré tout en partenariat avec les éditions Otium ont le plaisir de vous convier à une rencontre avec Angel de la Calle à l’occasion de la parution française de son roman graphique « Peintures de guerre » :