(Re)voir la dernière séance du séminaire « Comprendre et agir dans la complexité » (vidéo dans l’article)

Les différentes figures qui accompagnent les processus d’auto-construction du monde – des mondes – remplissent les fonctions du « mythe » tel que Lévi-Strauss l’a présenté : elles décrivent, expliquent et justifient la réalité et garantissent ainsi le rapport des humains aux processus de production de cette réalité. La crise profonde du monde dit « de l’Homme » (Foucault), c’est-à-dire du monde colonial, binaire et patriarcal, a entraîné l’émergence de cette nouvelle figure du « pur fonctionnement » d’après laquelle la dématérialisation pourrait se débarrasser des corps.

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Rappel : séance spéciale du séminaire CMT le 6 novembre

Le prochaine séance du séminaire Penser et agir dans la complexité aura lieu le mercredi 6 novembre. Nous recevrons la philosophe et enseignante Angélique Del Rey qui vient de publier une édition actualisée et augmentée de son ouvrage « À l’école des compétences ».

Rendez-vous au CICP de Paris (21ter Rue Voltaire, 75011) à 20h30. Comme toujours, l’entrée est libre et sans inscription. Il sera également possible de suivre la réunion et d’intervenir par visioconférence.

Participer Zoom Réunion
https://us02web.zoom.us/j/83946305285?pwd=jxNlwZJpn93T0LMkCe96imcKtPNz7j.1 

ID de réunion: 839 4630 5285
Code secret: 69532

Au programme…

Membre du Collectif  Malgré Tout, Angélique Del Rey travaille depuis de nombreuses années sur cette logique éducative qui, au nom de la réussite, apprend aux enfants à se considérer comme une surface lisse et constructible, prête à acquérir – et à se défaire au gré des exigences de la macroéconomie – des compétences utiles à leur vie professionnelle et sociale.

Pur produit du pseudo « réalisme technico-économique », ce système reprend à compte l’injonction à l’adaptation vantée par les chantres du libéralisme : il s’agit pour les jeunes d’apprendre à apprendre et d’oublier ce qu’ils ont appris pour être les plus réactifs possibles au monde extérieur. Mais cette adaptabilité a un prix : un vidage de soi, de ses désirs et de ses affinités, pour devenir une ressource malléable et évaluable.

Dans la continuité de notre précédent travail, nous verrons en quoi la théorie de la situation nous offre aujourd’hui des pistes pour résister à ce devenir « fonctionnant » de l’existence. Assumer les situations concrètes et singulières dans lesquelles nous vivons constitue sans doute le premier pas pour lutter contre ces mécanismes de déterritorialisation qui visent la production d’un homme et d’une femme « sans qualités ».

Séminaire du 6 novembre : séance spéciale avec Angélique Del Rey

À l’occasion de la nouvelle édition actualisée et augmentée de son ouvrage « À l’école des compétences », nous recevrons, le mercredi 6 novembre, la philosophe et enseignante Angélique Del Rey.

Rendez-vous au CICP de Paris (21ter Rue Voltaire, 75011) à 20h30. Comme toujours, l’entrée est libre et sans inscription. Il sera également possible de suivre la réunion et d’intervenir par visioconférence.

Participer Zoom Réunion
https://us02web.zoom.us/j/83946305285?pwd=jxNlwZJpn93T0LMkCe96imcKtPNz7j.1 

ID de réunion: 839 4630 5285
Code secret: 69532

Au programme…

Membre du Collectif  Malgré Tout, Angélique Del Rey travaille depuis de nombreuses années sur cette logique éducative qui, au nom de la réussite, apprend aux enfants à se considérer comme une surface lisse et constructible, prête à acquérir – et à se défaire au gré des exigences de la macroéconomie – des compétences utiles à leur vie professionnelle et sociale.

Pur produit du pseudo « réalisme technico-économique », ce système reprend à compte l’injonction à l’adaptation vantée par les chantres du libéralisme : il s’agit pour les jeunes d’apprendre à apprendre et d’oublier ce qu’ils ont appris pour être les plus réactifs possibles au monde extérieur. Mais cette adaptabilité a un prix : un vidage de soi, de ses désirs et de ses affinités, pour devenir une ressource malléable et évaluable.

Dans la continuité de notre précédent travail, nous verrons en quoi la théorie de la situation nous offre aujourd’hui des pistes pour résister à ce devenir « fonctionnant » de l’existence. Assumer les situations concrètes et singulières dans lesquelles nous vivons constitue sans doute le premier pas pour lutter contre ces mécanismes de déterritorialisation qui visent la production d’un homme et d’une femme « sans qualités ».

(Re)voir la dernière séance du séminaire « Comprendre et agir dans la complexité »

Cette première séance est en partie dédiée à la présentation des axes de travail 2024/25. Nous revenons également sur ce que nous avons précédemment défini comme la figure de l’homme. Loin de désigner le seul périmètre de l’individu, cette figure s’incarne davantage dans les dimensions matérielles de l’urbanisme, de l’habitat, des transports, de la consommation et de l’économie, c’est-à-dire dans un ensemble de processus concrets qui ne se réduisent certainement pas à la seule personne humaine.

C’est pourquoi la fin de l’anthropocentrisme ne peut être ni comprise ni envisagée comme un changement d’attitude des individus. Face aux défis que pose notre époque, cela serait donc une erreur de se demander une nouvelle fois ce que les individus peuvent et doivent faire. 

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