« Atención, Murderer Next Door! »: documental sobre los escraches a genocidas en Argentina

A ver esto corto documental del cineasta Sean Mattison, publicado en el diario The New York Times, sobre los ecraches y movilitaciones llevados a cabos por los militantes de H.I.J.O.S. hacias los criminales de la dictadura, en los anos ’90-2000.
H.I.J.O.S es un colectivo que agrupa los hijos y las hijas de los y las militantes políticos, sociales, y revolucionarios popolares que dejaron sus vidas luchando contra la dictadura.

Leer el articulo publicado por APU. et ver el documental aquí.

Repenser notre relation au vivant avec Baptiste Morizot

A lire cet interview de Baptiste Morizot, philosophe et chercheur français, réalisé sur « Libération » par Coralie Schaub. Ses recherches s’inscrivent dans le cadre de la philosophie de l’animal et de la philosophie du vivant. Auteur, entre autres, de « Les diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant » (Wildproject, 2016), « Sur la piste animale » (Actes Sud, 2018) et « Manières d’etre vivant. Enquetes sur la vie à travers nous » (Actes Sud, 2020), Morizot essaie de repenser notre place au sein de la planète et notre relation au vivant.

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Un « savoir biodégradable » ou comment l’informatique devient le paradigme de l’apprentissage

Au mot de « compétence », je n’avais jamais, en tant qu’enseignante, été sensible autrement qu’à un mot du langage courant signifiant la possession d’un savoir faire précis… Jusqu’à ce que je découvre que l’« approche par compétences » (« APC » pour les intimes), promue par des organismes internationaux comme OCDE, avait réformé les contenus de nombreux systèmes éducatifs. Jusqu’à ce que découvre aussi que le mot de compétence, dans cette approche, avait le sens contraire du langage courant.

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L’école des compétences : en sortir ?

L’école n’échappe pas à son temps. Elle a beau être, comme beaucoup s’en plaignent, “en retard sur son temps”, inadaptée aux jeunes “d’aujourd’hui” ainsi qu’aux exigences du monde du travail, ceci ne change rien au fait que l’école soit, même si de façon “inadaptée”, impactée par les changements sociaux entraînés par le mode de production actuel.

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Le rouleau compresseur des « compétences » dans l’éducation

La crise économique, historique et culturelle qui traverse nos sociétés, sous des modes et formes différentes, structure un paysage de menace autour de l’institution scolaire et des pratiques éducatives. Une subjectivité et un ensemble de politiques de l’immédiat disciplinent et formatent le champ pédagogique actuel. La pédagogie qu’on nous impose se veut exercice de développement d’armes pour la vie et le sens de l’humain à éduquer tend à devenir celui d’un homme sans qualités sur lequel l’éducateur est convié à coller des « compétences clés » pour une réussite dans la vie essentiellement définie par le critère de l’employabilité. Dans cette « nouvelle » école, on n’enseigne plus à l’être humain pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il vaut. La connaissance n’a de valeur que si elle répond aux besoins du marché, si on peut lui accorder une valeur marchande.

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The steal roller of « competencies » in education

The economic, historical and cultural crisis which is now confronting our societies in different forms and modes is creating a menacing landscape around scholarly institutions and educational practices. A certain subjectivity and a politics of the immediate control and give shape to current pedagogical practices. The pedagogy which is being imposed on us seeks the development of “tools” for life and the idea of a human being to educate tends to become one of a “man without qualities” upon which the educator is expected to glue “key competencies” which will lead to success in a life which is essentially defined by the criterion of “employability.” In this “new school” we no longer teach what it means to be human, but rather how much things are worth. Knowledge has no value except in response to the needs of the market, if it is possible to establish such a value.

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O cilindro compressor das « competências » na educação

A crise económica, histórica e cultural que atravessa as nossas sociedades, sob modos e formas diferentes, estrutura uma paisagem de ameaça à volta da instituição escolar e das práticas educativas. Uma subjectividade e um conjunto de políticas do imediato disciplinam e formatam o campo pedagógico actual. A pedagogia que nos é imposta revê-se no exercício do desenvolvimento de “armas” para a vida e o sentido do ser humano a educar tende a identificar-se a um “homem sem qualidades” sobre o qual o educador é convidado a colar “competências-chave” para o sucesso na vida, essencialmente definido pelo critério da empregabilidade. Nesta nova escola, já não se ensina o ser humano em função do que ele é, mas por aquilo que ele vale. O conhecimento não tem valor se não corresponder às necessidades do mercado, se não se lhe puder atribuir um valor de mercadoria.

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Cuando competencia rima con mercado

La crisis económica, histórica y cultural que atraviesan nuestras sociedades, bajo modos y formas diferentes, estructura un paisaje de amenaza alrededor de la institución escolar y de las prácticas educativas. Una subjetividad y un conjunto de políticas inmediatistas disciplinan y formatean el campo pedagógico actual. La pedagogia se presenta como un desarollo de « armas » para la vida y el sentido del ser humano a educar tiende a identificarse con un « hombre sin cualidades » , el educador, un invitado a dar « competencias clave » para « lograr una vida de éxito » definida por el criterio de la empleabilidad. En esta nueva escuela, no se enseña más al ser humano por lo que es, sino por lo que vale. El saber tiene valor solamente si corresponde a las necesidades del mercado.

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Quand l’évaluation par compétences s’applique aux enseignants

Apparue dans les textes réglementaires en 2006 (arrêté du 19 décembre), la liste des dix compétences que doit avoir acquis l’enseignant lors de sa formation n’a alors pas fait de bruit : il est vrai qu’elle ne faisait pas encore l’objet d’une épreuve aux concours de recrutement. Puis, c’est arrivé, pour certains concours, les professeurs des écoles, d’histoire géographie ou encore de sciences économiques et sociales étant appelés depuis 2007 à passer une épreuve obligatoire de validation de la compétence n°1 : « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ». Puis, l’épreuve s’est généralisée à tous les concours de recrutement, et c’est alors que la polémique a fait surface, certains membres du jury de l’agrégation externe de philosophie menaçant même de se démettre si cette épreuve n’était pas supprimée [1].

Une nouvelle radicalité 

Une des préoccupations principales des gens qui aujourd’hui s’inquiètent du devenir de nos sociétés, réside dans le constat de l’évidente caducité des formes classiques d’organisation, celles des partis et grandes organisations politiques confondus avec les différentes « avant-gardes ». C’est comme si, face à un monde de plus en plus inquiétant, la société ne sécrétait plus ce qui fut sa défense naturelle : les avant-gardes politiques et culturelles.

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Comparaison n’est pas raison 

Moi, Miguel Bennasayag philosophe et psychanalyste je voudrais vous faire part de quelques réflexions en manière de témoignage au procès des six inculpés de Pau.

Dans l’histoire, comme aussi dans la vie, comparaison n’est pas raison. Étant très engagé dans les activités de RESF j’ai eu très souvent l’occasion d’entendre les parallèles faits entre le sort réservé aux enfants des sans-papiers aujourd’hui et celui réservé aux enfants juifs pendant l’occupation.
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Manifeste des Universités populaires et laboratoires sociaux 

Quand plus personne ne croit au progrès social, la crise n’est plus économique, elle est culturelle. Si la condition salariale est en régression, si les acquis sociaux sont remis en cause, si la répartition des richesses n’a jamais été aussi inégalitaire alors l’Etat perd son pouvoir régulateur. Nous ne sommes plus certain de voir nos enfants accéder à un meilleur statut que le nôtre. Les inégalités s’accroissent non seulement entre catégories d’un même territoire mais également à l’échelle internationale entre pays riches et pays pauvres.
Le modèle des « 30 glorieuses » qui garantissait un progrès économique, un progrès culturel et social linéaire pour les individus est dépassé. Avec une société planétaire livrée aux lois du marché, les personnes pour comprendre leur situation et leur rapport social, ne peuvent plus ni désigner d’adversaire, ni préserver un « secteur » « social » ou « culturel à l’écart des enjeux marchands. La crise devient culturelle parce qu’elle est la crise de représentation et de sens d’un modèle unique. La justice sociale, pierre angulaire du compromis de la société Industrielle, passe de la redistribution à la réparation ou l’assistance. Les dispositifs sociaux traitent alors les personnes sous l’angle du manque. L’exclusion n’est pas un problème, mais un choix, une solution économique, d’organisation de l’économie. Dans ce contexte, le travail social et culturel, plutôt que d’élucider le rapport social, préfère lutter contre la « précarisation » en ne travaillant qu’avec des exclus. Jusqu’à récemment, la démocratie de représentation et la république étaient crédibles et efficaces pour le plus grand nombre parce que son idéal était une promesse d’ascension sociale. Cette organisation économique et sociale était accompagnée de divisions politiques claires, qui recouvraient des clivages sociaux qui l’étaient tout autant. L’épuisement de la promesse républicaine peut conduire à la tentation de se débarrasser de la représentation démocratique et de l’arbitrage du politique. La démarche que nous proposons consiste à aller voir du côté du soutien à la démocratie mais par son approfondissement : nous voulons nous réapproprier le droit de raisonner, c’est-à-dire de questionner nos propres choix ou ceux pris par d’autres pour les confronter et les arbitrer. C’est à partir de cette analyse du contexte que nous proposons la construction « d’Universités Populaires-Laboratoires Sociaux ».

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Les « porteurs de troubles mentaux » : une question de mots ?

Lorsque nous avons, au Ceara, avec les membres du futur réseau international d’Universités populaires et Laboratoires sociaux (les Drs Marluce Oliveira et Arminda Rodrigues, de l’institut Vandick Ponte, le Dr Henrique Figueiredo Carneiro, de l’UNIFOR, et les Drs Cleide Carneiro et Jackson Coehlo Sampaio, de l’UECE), rédigé le manifeste du réseau à venir, il nous est venue une petite controverse. Là où, avec Miguel Benasayag, nous parlions de maladie ou de souffrance psychique, ils préféraient quant à eux parler de « porteurs de troubles mentaux ».S’agit-il d’une simple question de mots ou de quelque chose de plus profond ?

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Seminario di Miguel Benasayag

La problematica del post-umano, la contaminazione della vita attraverso l’artificiale è una problematica centrale nel mio lavoro di ricerca scientifica, ma allo stesso tempo è per me importante interessarmi del campo dell’agire e del suo articolarsi nel sociale. Per questo trovo molto importante capire il problema centrale della crisi antropologica che stiamo vivendo : si tratta di approfondire la conoscenza di quel tratto comune, l’impotenza, che si presenta nella società ed anche quindi nell’ambito della attività clinica psicoterapica. Quel che sta capitando è che si verificano situazioni, come anche nel la crisi economica attuale, verso cui prevale un senso di impotenza. Il tratto particolare della crisi antropologica che stiamo vivendo è dato da questa idea dell’impossibilità dell’azione di fronte alla complessità della realtà del mondo.Lire la suite

Seminario Angelique del Rey

Sono una professoressa di filosofia e lavoro in una clinica per adolescenti con malattie fisiche e psichiche. In questo seminario presenterò la problematica di cui abbiamo scritto io e Miguel nel L’Elogio del Conflitto, da un punto di vista filosofico. Il nostro libro inizia con la constatazione che la rimozione del conflitto nella nostra società si verifica come fatto sociale e in particolar modo facciamo riferimento ad un fatto di cronaca che abbiamo usato per esplicitare tale constatazione.Lire la suite

École innovante 

Nous sommes professeurs de lettres et de philosophie dans un établissement public de France et nous voulons dire notre tristesse. Notre colère. Nous avons appris, il y a peu, que notre établissement déposait un projet d’ « école innovante » auprès du Rectorat, projet mené en partenariat avec… Microsoft ! Les établissements publics français ont une mission publique d’éducation. Ils doivent, cela va sans dire, évoluer avec leur société : si l’on tient absolument au novlangue actuellement en vigueur à l’Éducation nationale, disons qu’ils doivent « innover » ; mais quel besoin de le faire sous le coaching de Microsoft ?Lire la suite

NPA, mini-jupes et révolution

Révolution : le mot revient souvent dans les propos d’Olivier Besancenot, porte-parole charismatique et médiatique du Nouveau parti anticapitaliste. Un mot qu’il emploie aussi bien en public, devant micros et caméras, qu’aux réunions politiques de son mouvement, en plus petit cercle. Olivier Besancenot veut changer le monde, changer le système, tout remettre à plat. Tremblez bourgeois… Eh bien justement, ils ne tremblent guère les bourgeois.

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Pas de solution : la seule voie de sortie…

Le mythe de la « croissance » et du « développement » véhicule des images identificatoires très claires de la vie bonne : avoir un bel appartement ou une jolie maison (chauffé(e) bien entendu, et équipé(e) de tout le confort ménager et « électro-ménager », dans un bel endroit et avec de l’espace), manger de bonnes choses (et surtout de tout à tout moment), s’habiller bien, c’est-à-dire à la mode (qui change tous les ans), pouvoir regarder la télévision (beaucoup), « chatter » sur internet (beaucoup aussi), être joignable (à tout moment) sur son téléphone portable, avoir des activités culturelles et faire des sorties culturelles variées (en fonction de nos goûts), pouvoir se promener et/ou séjourner dans de beaux sites tout à la fois « naturels » et aménagés pour le confort de chacun, recevoir ses amis, faire la « fête », voyager quand on le souhaite (et pour aller si possible dans des endroits très éloignés et très exotiques)… sans oublier la possession d’une voiture individuelle, l’existence de transports publics pour tous desservant très bien les différents lieux de France, des marchés, « supermarchés » et autre galeries marchandes en même temps commodes d’accès et agréables pour faire ses courses, des prix peu élevés, un gros « pouvoir d’achat » (un bon salaire donc), un travail qui nous évite de trop bouger de chez soi…

La Crise : quelle crise ?

La Crise actuelle n’est pas une crise financière, économique, écologique, esthétique, éthique, politique, sociale ou culturelle. Elle est tout cela à la fois et simultanément. C’est en quoi elle est totalement inédite. C’est une crise anthropologique. Pour le comprendre il nous faut remettre en question toutes nos croyances. Tant que nous n’en serons pas intimement et collectivement convaincus, rien ne résoudra La Crise.Lire la suite

Réflexions sur la classe préparatoire

Donatien et Lubna sont deux anciens élèves de « classes prépa ». Au moment où ils écrivent ce texte, ils viennent de terminer leur année d’« hypokhâgne » et s’apprêtent à quitter le célèbre système de sélection des élites françaises pour rejoindre les bancs de la faculté : pour Lubna, ce sera la fac de « ciné », et pour Donatien, celle de « philo ». Mais avant de changer de système, Donatien a fait part à son ancienne prof de philo de leur désir de mettre par écrit leurs réflexions sur l’année qui vient de se dérouler.

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A propos de la revitalisation du corps social…

Il y a quelques jours, lors d’une présentation de « La chasse aux enfants », après que j’eus affirmé que le RESF représentait, comme d’autres mouvements actuels, une nouvelle forme de militance dont l’objectif était moins la prise de pouvoir que la revitalisation du corps social, quelqu’un, dans le public, s’est inscrit en faux en disant qu’il ne fallait pas idéaliser ces mouvements-là et voir en eux quelque chose de nouveau : les mouvements sociaux avaient en réalité toujours fonctionné ainsi !Lire la suite

Chroniques du post-humain I (introduction)

Avec Miguel Benasayag, nous envisageons de publier dans cette revue, sans en engager nécessairement la ligne rédactionnelle de celle-ci, une douzaine de chroniques où nous échangerons à bâtons rompus des propos personnels non seulement sur les sciences et les technologies mais sur la façon dont elles sont reçues dans la France contemporaine. Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons consacrer au moins deux de ces chroniques à présenter notre démarche et commencer à en justifier l’intitulé général. Jean-Paul BaquiastLire la suite

Avons-nous toujours raison de nous révolter ?

I.

Parions que l’on se souviendra de l’article de Jean-Paul Sartre qui disait en substance : « nous avons toujours raison de nous révolter ». Cette thèse nous place d’emblée au cœur de la question de la révolte : car s’il y a bien deux concepts qui ne vont plus du tout ensemble de nos jours, ce sont ceux de raison et de révolte. Tandis que la raison est assimilée à la nécessité logique et ontologique, la révolte est assimilée, quant à elle, à l’immaturité, au manque de réalisme, au manque de complexité – quand elle n’est pas directement liée à cet autre signifiant, aujourd’hui passe partout : le terrorisme, ce mal absolu. Il vaut mieux alors ne pas se révolter.Lire la suite

Résister dans une époque obscure

« Ensemble, tout devient possible ». En adoptant ce slogan pour sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a fait – une fois n’est pas coutume – un emprunt à gauche. Il est vrai que l’on ne sait pas quoi mettre derrière ce « tout »… Et aussi que la tendance à gauche sera, comme d’habitude, d’y lire le pire. Certes, le pire est « possible », tant l’ex-ministre de l’Intérieur a prouvé par le passé que les dérapages en tout genre lui étaient familiers, tant son souci aussi de concentrer les pouvoirs – politiques, économiques, médiatiques – fait planer de menaces sur la démocratie. Force est cependant de constater que les militants de gauche qui crient au loup en assimilant la politique du président à un fascisme rampant n’en sont pas moins pris au dépourvu lorsqu’il s’agit de présenter une alternative concrète à la politique de la droite. Sans doute parce qu’ils sous-estiment la « rupture » qui a porté une telle configuration au pouvoir.

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