La prochaine séance se déroulera le 24 septembre 2025 à 20 h 30 au CICP
Le séminaire du collectif Malgré Tout « Penser et agir dans la complexité » fait sa rentrée pour nouvelle saison 2025/26 !
Nous vous attendons le 24 septembre à 20h30 au CICP : 21 ter rue Voltaire – 75011 Paris. Il sera également possible de suivre le séminaire en direct et de participer en visioconférence sur Zoom (lien communiqué 48 h avant la séance).
Axes de travail 2025/26 Comprendre et agir dans la complexité : vers une théorie de la situation
Présentation
Ce que l’on nomme aujourd’hui la « crise de l’Occident » correspond à l’éclatement du dispositif binaire qui opposait l’homme-sujet cartésien, maître et possesseur de la nature, à un monde-objet. L’effondrement de cette cosmovision et de son axe central – le « sens de l’histoire », qui orientait nos actes vers un futur-promesse – nous confronte désormais à une dispersion radicale. Là où la modernité percevait des processus convergents, lisibles et maîtrisables par la rationalité, nous ne rencontrons plus qu’une multiplicité de parties déliées, sans tout.
Face à cette déliaison, se multiplient les prétendants à l’instauration d’un nouvel ordre social : technocrates de la Silicon Valley, fondamentalismes identitaires ou religieux, tribus postmodernes, et jusqu’à l’individu lui-même, héritier d’un individualisme désormais vidé du sens que la modernité lui conférait. Tout se passe comme si nous étions condamnés à choisir entre un nihilisme individualiste et une nouvelle métaphysique de la promesse.
Objectifs
Dans ce contexte, l’objectif de ce séminaire peut se résumer ainsi : chercher une nouvelle « terre ferme » permettant de structurer un agir et donc une réalité qui échappe à ces deux impasses. Ce point d’ancrage, ce « lieu où atterrir », il faut, selon nous, le chercher dans une pensée de la situation capable d’éviter à la fois l’abstraction de l’universel abstrait et le relativisme réducteur.
Nous tenterons donc d’esquisser les contours de ce que l’on appelle aujourd’hui une situation. Car, étonnamment, ce concept demeure privé d’une véritable théorie qui en établisse les fondements en tant qu’unité unifiante. Pour reprendre une formule de saint Augustin : si chacun saisit intuitivement ce qu’est une situation, cette évidence se dérobe dès lors qu’on en interroge l’être même.
Retrouvez sur le site du collectif, les dates de séminaires, ainsi que les vidéos des précédentes séances.
Nous vous donnons rendez-vous à 20 h 30 au CICP de Paris (21ter Rue Voltaire, 75011).
Comme toujours, l’entrée est libre et sans inscription.
Reprise des Rencontres et Débats Autrement avec une pensée pour Brigitte Pätzold qui devait présenter l’ouvrage Contre-Offensive.
On n’a jamais autant eu raison de se révolter !
Alors que rien ne semble aujourd’hui pouvoir arrêter les forces de destruction du vivant, des écosystèmes et de la culture, la résistance ne doit pas se poser comme une question simplement théorique. Or, si un nombre croissant de nos contemporains ressentent l’urgence d’agir, on ne peut plus penser l’engagement sur les bases d’un paradigme moderne qui identifie l’émancipation à la prise du pouvoir.
Dans le monde complexe qui est le nôtre, les luttes sont désormais confrontées à la nécessité de dépasser le mode d’agir linéaire et binaire qui a façonné l’Occident et son entreprise de domination. Au plus près des défis que pose notre époque, Miguel Benasayag et Bastien Cany nous invitent à explorer les pratiques issues de la mouvance décoloniale.
En s’appuyant sur les expériences de la lutte propres aux sociétés colonisées (mouvements d’occupation des terres en Amérique latine, assembléisme argentin, révolte indienne du Chiapas), ils tentent de constituer, sans chercher à fournir des modèles ou des recettes prêtes à l’emploi, un vadémécum pour la résistance.
1.- Solidarité face à la situation du « Garrahan » et à la crise sanitaire en Argentine.
L’Hôpital National de Pédiatrie « Prof. Dr. Juan P. Garrahan » est une référence en matière de santé publique en Argentine. Parler du « Garrahan », c’est parler d’excellence et de développement. C’est une référence en Amérique Latine et au niveau international. On peut parler d’une « philosophie Garrahan ». Pour l’Argentine et les pays du sous-continent, l’hôpital Garrahan a une importance particulière. Depuis sa création en 1986 jusqu’à son inauguration en 1987, cet établissement a été conçu par une équipe interdisciplinaire sélectionnée par un concours public et ouvert aux meilleurs pédiatres d’Argentine. C’est un hôpital de gestion autonome, public et gratuit, pionnier en matière de greffes et de soins de haute complexité. L’ajustement décidé par l’État national détruit rapidement les ressources humaines de l’hôpital faisant vaciller l’institution.
Dans le quotidien La Nación du 14 juin 2025 : « Un groupe de professionnels qui ont joué un rôle essentiel dans le processus ayant permis de transformer cet hôpital pédiatrique hautement complexe en un modèle pionnier, non seulement dans le pays mais aussi dans le monde, a été interviewé. Là, des enfants et des adolescents sont pris en charge, qui, en plus de souffrir de maladies graves, font également face à toutes sortes de difficultés. De nos jours, ces professionnels partagent un sentiment commun de ‘profonde tristesse et inquiétude’ face au conflit qui a mis le Garrahan sous le feu des projecteurs et qui a atteint son paroxysme ces derniers jours. La profonde détérioration s’est aggravée depuis fin 2023, en raison d’un budget stagné, de l’effondrement des salaires et de l’exode subséquent de médecins et d’autres spécialistes de la santé. »
Appel à la solidarité avec les équipes de l’hôpital Garrahan de Buenos Aires en lutte
Cet hôpital réalise chaque année 600 000 consultations, 11 000 interventions chirurgicales et 110 greffes. Il est équipé de 557 lits, dont 110 de soins intensifs. 7000 travailleurs spécialisés, internes et stagiaires sont au service de la santé des plus vulnérables, les enfants. Son personnel doit vivre dignement pour continuer à offrir le meilleur de la santé publique à nos enfants et adolescents. Rien ne fera tomber le Garrahan !
La santé ne doit jamais être une variable d’ajustement.
2.- Solidaridad frente a la situación del « Garrahan » y a la crisis sanitaria en Argentina
El Hospital Nacional de Pediatría « Prof. Dr. Juan P. Garrahan » es una referencia en materia de salud pública en Argentina. Hablar del « Garrahan » es hablar de excelencia y desarrollo. Es una referencia en América Latina y a nivel internacional. Se puede hablar de una « filosofía Garrahan ». Para los argentinos y los países del subcontinente, el hospital Garrahan tiene una importancia particular. Desde su creación en 1986 hasta su inauguración en 1987, este establecimiento fue concebido por un equipo interdisciplinario seleccionado por concurso público y abierto a los mejores pediatras de Argentina. Es un hospital de autogestión público y gratuito, pionero en materia de trasplantes y de cuidados de alta complejidad. Es único en el subcontinente y también recibe a pacientes de países vecinos. El ajuste decidido por el estado nacional está destruyendo aceleradamente el Recurso humano del hospital, haciendo tambalear la Institución
En el diario La Nación del 14 de junio de 2025: « Un grupo de profesionales que desempeñaron un papel esencial en el proceso que ha permitido convertir este hospital pediátrico altamente complejo en un modelo pionero, no solo en el país sino también en el mundo, fueron entrevistados. Allí se atienden a niños y adolescentes que, además de sufrir enfermedades graves, también enfrentan todo tipo de dificultades. Hoy en día, estos profesionales comparten un sentimiento común de ‘profunda tristeza e inquietud’ ante el conflicto que ha puesto al Garrahan en el centro de atención y que ha alcanzado su punto máximo en los últimos días. La profunda deterioración se ha agravado desde finales de 2023, debido a un presupuesto estancado, el colapso de los salarios y el éxodo subsiguiente de médicos y otros especialistas de la salud. »
Llamado a la solidaridad con los equipos del hospital Garrahan de Buenos Aires en lucha.
En este hospital se realizan anualmente 600,000 consultas, 11,000 intervenciones quirúrgicas y 110 trasplantes. Está equipado con 557 camas, de las cuales 110 son de cuidados intensivos. 7000 trabajadores especializados, internos y pasantes están al servicio de la salud de los más vulnerables, los niños.
Su personal debe vivir dignamente para seguir ofreciendo lo mejor de la salud pública a nuestros niños y adolescentes.
¡Nada derribará al Garrahan!
La salud nunca debe ser una variable de ajuste.
Este llamado debe ser escuchado y ampliamente difundido.
En Italien
3.- Solidarietà di fronte alla situazione del « Garrahan » e alla crisi sanitaria in Argentina
L’Ospedale Nazionale di Pediatria « Prof. Dr. Juan P. Garrahan » è un punto di riferimento nella salute pubblica in Argentina. Parlare del « Garrahan » significa parlare di eccellenza e sviluppo. È un punto di riferimento in America Latina e a livello internazionale. Si può parlare di una « filosofia Garrahan ». Per gli argentini e i paesi di Sudamerica, l’ospedale Garrahan riveste un’importanza particolare. Dalla sua creazione nel 1986 fino alla sua inaugurazione nel 1987, questa struttura è stata concepita da un’équipe interdisciplinare selezionata da concorso pubblico e aperta ai migliori pediatri dell’Argentina. È un ospedale pubblico e gratuito autogestito, pioniere nei trapianti e nelle cure altamente complesse. È unico in Sudamerica e riceve anche pazienti dai paesi vicini. L’aggiustamento deciso dallo Stato nazionale sta rapidamente distruggendo le risorse umane dell’ospedale, facendo vacillare l’istituzione
Nel quotidiano La Nación del 14 giugno 2025: « È stato intervistato un gruppo di professionisti che hanno svolto un ruolo essenziale nel processo che ha permesso di trasformare questo ospedale pediatrico altamente complesso in un modello pionieristico, non solo nel paese ma anche nel mondo. Lì si occupano di bambini e adolescenti che, oltre a soffrire di gravi malattie, affrontano anche ogni tipo di difficoltà. Oggi, questi professionisti condividono un sentimento comune di « profonda tristezza e disagio » di fronte al conflitto che ha messo il Garrahan sotto i riflettori e che ha raggiunto il suo apice negli ultimi giorni. Il profondo deterioramento è peggiorato dalla fine del 2023, a causa di un bilancio stagnante, del crollo degli stipendi e del conseguente esodo di medici e altri specialisti della salute ».
Appello alla solidarietà con l’équipe dell’ospedale Garrahan di Buenos Aires in lotta.
In questo ospedale vengono eseguite ogni anno 600.000 visite, 11.000 interventi chirurgici e 110 trapianti. È dotata di 557 posti letto, di cui 110 di terapia intensiva. 7000 lavoratori specializzati e specializzandi sono al servizio della salute dei più vulnerabili, i bambini. Il suo personale deve vivere con dignità per continuare a offrire il meglio della salute pubblica ai nostri bambini e adolescenti.
Niente abbatterà il Garrahan!
La salute non dovrebbe mai essere una variabile di regolazione.
Questo appello deve essere ascoltato e ampiamente diffuso.
En Anglais
4.- Solidarity in the face of the « Garrahan » situation and the health and social crisis in Argentina
The National Pediatric Hospital « Prof. Dr. Juan P. Garrahan » is a benchmark in public health in Argentina. To speak of the « Garrahan » is to speak of excellence and development. It is held up as a gold standard in Latin America and internationally. We can even speak of a « Garrahan philosophy ». For Argentines and the countries of the subcontinent, the Garrahan hospital is of particular importance.
From its creation in 1986 until its inauguration in 1987, this establishment was conceived by an interdisciplinary team selected by public competition and open to the best pediatricians in Argentina. It is a free, public, self-managed hospital, a pioneer in the field of transplants and highly complex care. It is unique in the subcontinent and also receives patients from neighbouring countries. The adjustment decided by the national government is rapidly destroying the hospital’s human resources, causing the institution to falter.
The newspaper La Nación of 14 June 2025 described: « A group of professionals were interviewed, who played an essential role in the process that has allowed this highly complex paediatric hospital to become a pioneering model, not only in the country but also in the wider world. It treats children and adolescents who, in addition to suffering from serious illnesses, also face all kinds of difficulties.
Today, these professionals share a common feeling of ‘deep sadness and unease’ at the conflict that has put the Garrahan in the spotlight and has reached its peak in recent days. The deep deterioration has worsened since the end of 2023, due to a stagnant budget, the collapse of salaries and the subsequent exodus of doctors and other health specialists. »
Call for solidarity with the struggling teams of the Garrahan hospital in Buenos Aires.
The hospital performs 600,000 consultations, 11,000 surgeries and 110 transplants annually. It is equipped with 557 beds, 110 of which are intensive care beds. 7000 specialised workers, interns and trainees are at the service of the health of the most vulnerable, the children. Its staff must live in dignity to continue offering the best of public health to our children and adolescents.
Nothing will bring the Garrahan down! Health must never be an adjustment variable.
Le futur s’est donné rendez-vous en 2025 et a bloqué la date du 20 septembre pour empêcher que le monstre vorace Cigéo nous exproprie aujourd’hui et confisque notre avenir. La lutte d’hier à demain vous invite ainsi à une grande manif contre la poubelle nucléaire !
Parce qu’à Bure, c’est aujourd’hui que tout se joue ! Retrouvons-nous le 20 septembre contre Cigéo, le nucléaire et son monde pour faire bifurquer le futur !
Rencontres et débats Autrement vous invite à rencontrer le philosophe Miguel Benasayag et Bastien Cany pour parler de leur dernier ouvrage « CONTRE-OFFENSIVE » Agir et résister dans la complexité.
Au plus près des défis que pose notre époque, Ils nous invitent à explorer les pratiques issues de la mouvance décoloniale. En s’appuyant sur les expériences de la lutte propres aux sociétés colonisées (mouvements d’occupation des terres en Amérique latine, assembléisme argentin, révolte indienne du Chiapas), ils tentent de constituer, sans chercher à fournir des modèles ou des recettes prêtes à l’emploi, un vadémécum pour la résistance.
DU VENDREDI 30 MAI AU LUNDI 1er JUIN, FAISONS LA FÊTE AU LENTILLERES !
ÉDITO : On a écrit plein d’éditos de la fête des Lentillères. On a produit énormément d’affiches pour inviter foule à nos fêtes, chantiers, manifs, réunions, concerts, débats, semaines de résistance et autres joyeusetés.
On a raconté dans plein plein d’articles, de revues amies, de tribunes, qu’ici on réinvente la vie sans médiation du pouvoir, proches les unes des autres, contentes de s’éloigner de l’humiliation des systèmes de domination. Qu’on tente de se tirer de la merde ensemble, de retrouver un rapport au vivant, à la communauté et au collectif, défoncés par le capitalisme colonial, hétérosexiste et validiste.
On a expliqué « construire la lutte », « solidarité », « bâtir les communs » pour les médias mainstream, pensé un cadre juridique qui pourrait nous traduire, on a tourné un film pour raconter ce qui ne pouvait pas être dit et dans les langues qu’on n’écrit pas. On a produit des prises des paroles splendides et vénères.
Tous ces milliards de mots sont là, sur internet, papier, dans nos bouches, dans ta mémoire aussi. Il faut défendre ce que racontent tous ces mots, parce que la mairie, l’Etat, le climat politique sont hostiles, puants et écrasants.
Bref. En fait ce que je veux dire aujourd’hui c’est : j’ai 15 ans ! Est-ce que c’est pas déjà une grande victoire ?
Pour ces 15 ans, j’aimerais que tous les gens chez qui raisonnent ou ont raisonné ces mots, celleux qui étaient déjà là pour mes deux ans comme celleux que j’ai rencontrés le mois dernier, viennent à la grande fête que j’organise !
Franchement, j’ai vraiment passé un début d’année de merde, le bahut me cringe, la dirlo a changé et j’ai été collé au moins 200h dans une pièce sombre, froide et sans électricité.
Alors pour me mettre bien, cette année, je veux organiser un anniversaire un peu spécial, avec une maxi chasse au trésor ou vous êtes toustes invitées !
Mais tu me connais, chez moi il n’y a pas de règle qui ne peut être transgressée, et puis au fond, on sait que c’est le Quartier des Lentillères le vrai trésor. Alors tu peux venir jouer mais tu peux aussi choisir de profiter de ce moment pour venir te balader sur la friche et sentir tout ce qui est immontrable, irracontable, et que cela te transforme à jamais !
Je sais que les mots pèsent pas lourd face aux bulldozers, par contre ce qui pèse pour garder la force c’est se sentir ensemble. Pas juste ensemble, ensemble ensemble.
Franchement je me vois pas continuer sans vous.
Alors venez montrer qu’on va passer les 15 prochaines années ensemble !
Hier soir, quelques heures après la parution de l’arrêté d’expulsion de la Gaîté Lyrique, nous nous sommes rassemblés massivement. Toute la nuit, des centaines de personnes se sont mobilisées en résistance aux côtés du Collectif des Jeunes du Parc de Belleville, pour exiger un toit pour tous.tes les occupant.e.s.
Rien dans cette opération ne s’est déroulé dans le respect du droit et des personnes présentes. Moins de 24h se sont écoulées entre la publication de l’arrêté et le début de l’expulsion, l’opération devait commencer à 6h, les policiers nous ont chargé.es dès 5h40. Après cette première charge, nous avons attendu des heures dans le froid, nassé.es, sans pouvoir soigner les blessé.es. Nous avons ensuite été gazé.es, matraqué.es, interpellé.es arbitrairement et pourchassé.es dans les rues et bouches de métro.
Aujourd’hui, nous avons subi le déploiement total du racisme dans l’indifférence de la plus grande Mairie française dite de gauche :
racisme d’un gouvernement qui déploie un dispositif quasi-militaire pour évacuer des jeunes déjà sortis du bâtiment occupé,
racisme des médias et des fascistes qui chaque jour nous ont harcelé et provoqué,
racisme de la police qui a séparé les “associatifs” des “migrants” pour procéder aux contrôles d’identités, nous a traqué et interpellé jusque dans les cafés adjacents
racisme d’un système qui refuse de nous intégrer alors que nous demandons juste à vivre, étudier, travailler, être considéré.es comme égaux et égales.
En un an, nous avons observé la lâcheté de la Mairie de Paris : alors que nous occupions la Maison des Métallos pour revendiquer un toit, la Mairie disait que nous devions cesser d’investir leurs bâtiments et engager un vrai rapport de force avec l’Etat. Ces trois derniers mois à la Gaité, nous avons visibilisé notre combat et renforcé notre réseau de solidarité. Nous avons laissé l’opportunité à la Mairie de se battre à nos côtés pour nos droits. Elle ne l’a pas fait et pire encore : ce matin, Mme Hidalgo a préféré intervenir sur la matinale de France Inter, estimant qu’à “ce stade, c’est ce qu’il fallait faire”, en parlant de l’expulsion brutale sans solution que nous venions de vivre. La Maire de Paris a menti en direct en affirmant qu’il y avait des propositions d’hébergement à Paris, c’est faux : un seul bus a été déployé, direction Rouen, pour une durée de trois semaines. La honte !
Ce soir, tout le monde se demande où nous allons dormir, nous les 450 jeunes expulsé.es, parce que même dans la rue, nous sommes traqué.es sans pouvoir nous déplacer librement, encore moins poser une tente. Des dizaines de personnes sont blessées, tout le monde est traumatisé. En tout, on dénombre une grosse cinquantaine d’interpellations. Six de nos camarades en recours de minorité ont été libérés avec des OQTF. Une dizaine de jeunes sont toujours en garde à vue aux commissariats du 18ème et 12ème, risquant un transfert en CRA.
Nous n’avons jamais vécu une telle situation en plein Paris. Que tout le monde prenne conscience de ce qui se joue autour de notre lutte : il ne s’agit pas seulement du droit à l’hébergement pour les mineur.esisolé.es, mais bien d’une bataille contre l’extrême-droite et son monde.
Nous appelons à un rassemblement dès maintenant devant les commissariats du 18eme (rue de l’Evangile) et du 12ème arrondissement (rue Aubrac).
Ce samedi 22 mars, à l’occasion de la marche internationale contre le racisme, rejoignez notre cortège.
Le Conseil démocratique de Paris – pour le soutien aux mouvements populaires en Iran appelle à un rassemblement à Place de la Bastille ce samedi 15 février de 16h à 18h.
Vendredi 7 février aura lieu l’audience au Tribunal Administratif suite à la procédure d’expulsion engagée par la Mairie de Paris. Le rendez-vous est fixé à 13h Place Baudoyer.